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24/02/2013

Caroline Fourest : une « semi-lettrée » à la solde d’Eurabia, Paul Landau

 

Caroline Fourest, EurabiaLa diffusion sur France 5 de l’émission en plusieurs parties « Les réseaux de l’extrême » ne nous aura rien appris d’essentiel que nous ne sachions déjà sur l’extrême-droite ou sur les islamistes. Mais elle aura au moins permis de faire tomber les masques et de confirmer ce que plusieurs chercheurs ou auteurs (parmi lesquels, notamment, Pierre-André Taguieff, Bat Ye’or ou l’auteur de ces lignes) répètent depuis plusieurs années : Caroline Fourest n’est pas une « amie » de la communauté juive ou d’Israël… Elle n’est pas non plus une intellectuelle à proprement parler, mais plutôt une militante et une « semi-lettrée * », qui a mis ses modestes capacités de réflexion et son ambition démesurée au service de sa carrière (fulgurante, il faut le reconnaître) et au service d’une idéologie : Eurabia.

Il n’est pas étonnant que, dans la partie de son émission la plus tendancieuse, celle consacrée aux « Naufragés de Sion », Fourest s’en prenne essentiellement à deux représentants de l’extrémisme supposé au sein de la communauté juive et des amis d’Israël : la LDJ, sur laquelle je dirai quelques mots, et les « réseaux anti-Eurabia » (expression employée dans le descriptif de l’émission sur le site de France 5). En fait de « réseaux », l’émission ne donne la parole qu’à deux personnes, dont le discours n’est aucunement réfuté ou contredit : Guy Millière et Bat Ye’or.

(J’ajoute que si Caroline Fourest avait mené une véritable enquête, elle aurait pu découvrir qu’il existait véritablement un lien entre les militants anti-Eurabia (ou anti-islamisation) et les amis d’Israël en France et en Europe, ce qui pourrait faire l’objet d’une émission passionnante… Encore faudrait-il faire un véritable travail de journaliste, et pas se contenter de faire du copier-coller et d’aller glaner quelques images dans les archives de France Télévision !)

 

caroline fourest,eurabia

Philip De Winter et David Haivri : les réseaux anti-Eurabia existent mais Fourest ne les a pas trouvés...


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04/02/2013

"M" : Islam de France, les convertis face aux clichés

convertis islamSujet brûlant que j'aborde dans mon livre Pour Allah jusqu'à la mort. Je n'ai pas lu le dossier dans son intégralité et je crains que Le Monde le traite sous un angle trop partiel (ou partial...) Paul Landau

Ils ont un jour prononcé la chahada, ces mots brefs qui valent profession de foi de l'islam : "Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah et que Mahomet est son Prophète." Ils se rappellent un décor simple : la petite mosquée de Gennevilliers pour Abdel Raouf, car la grande n'existait pas encore ; celle de Melun pour Bilal ; ou une salle de prière du côté du métro Couronnes, à Paris, pour Amin. Ils racontent la présence d'un ami musulman, simple pratiquant, pas forcément d'un imam – "pas d'intermédiaire avec Dieu", dit Amin. Ils répètent cette phrase qu'on leur a dite si vite : "Ça y est, tu es musulman." Ils dépeignent une religion où il est facile d'entrer. Ils ont alors changé de prénom : Raoul est devenu Abdel Raouf, William est devenu Bilal, David est devenu Amin.

Et, plus ou moins rapidement, ils l'ont annoncé à leurs parents. Abdel Raouf se souvient de son père conciliant : "Tant que tu trouves ton bonheur..." ; de sa mère, fervente catholique, tendue et silencieuse, qui semblait promener au-dessus de sa tête une bulle pensive de bande dessinée dans laquelle son fils apparaissait en terroriste. A sa famille juive, David devenu Amin n'a rien dit tout de suite. Sa mère a remarqué quelque chose de différent. Leurs rapports étaient plus simples, moins tendus. Elle a compris au moment du ramadan. "Tu as changé, je ne suis pas bête, tu t'es fait musulman." Elle a préféré qu'il n'en parle pas à son père, qui a fini par lire la vérité dans la barbe de son fils qui s'allongeait. Finalement, seuls ses deux frères l'ont très mal pris. Chez Baptiste, le père a sorti des "trucs bêtes" ("Alors, tu vas plus manger de porc !"), la mère était au bord des larmes lorsqu'il a demandé qu'on l'appelle désormais autrement. "Elle a eu peur que je change, que je ne sois plus le fils qu'elle a eu." Face à l'émotion de sa mère, Baptiste a expliqué que ce n'était pas obligatoire de changer de prénom. Il est resté Baptiste. "Je ne savais pas qu'on pouvait faire autrement", s'étonne William, devenu Bilal, assis à côté de lui. "Ma mère aussi avait les larmes aux yeux", ajoute-t-il.

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12:48 Publié dans Islamisme | Tags : convertis islam | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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