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11/04/2013

Le nouveau visage du djihadisme français Par Jacques Follorou

afghanistan.jpgTrois mois après le début de l'opération militaire française au Mali contre des islamistes armés et deux ans après celui de la guerre civile en Syrie qui a ouvert un nouveau front, la France distingue mieux la nature de la menace djihadiste venant de son sol.

Les experts judiciaires et policiers constatent, en effet, le développement d'une forme de "nomadisme individuel", selon les termes d'un membre de la communauté du renseignement, qui irrigue aussi bien la région du Sahel, de manière "résiduelle", que la zone afghano-pakistanaise. Une analyse corroborée par d'autres sources, à Islamabad, Kaboul et Bamako. Seule exception notable à ce tableau, le conflit syrien qui est la destination d'un mouvement plus organisé.

 

L'Afghanistan, terre ancienne de djihad, reste une destination prisée. Avant de commettre ses meurtres, Mohammed Merah avait été ainsi arrêté, le 22 novembre 2010, par la police afghane dans la ville de Kandahar, après être entré par la frontière ouzbèke.

 

En août 2011, deux autres Français venus chercher l'aventure djihadiste terminaient leur périple à l'ambassade de France, à Kaboul, faute d'avoir pu rejoindre les rangs d'Al-Qaida. De source diplomatique, on confirme que ces deux personnes ont pénétré sur le sol afghan par l'Ouzbékistan et vainement tenté d'être recrutées. A leur retour en France, ils ont indiqué aux policiers qu'ils avaient été abusés par des escrocs qui leur avaient dérobé leur argent.

 

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31/03/2013

Ces jeunes convertis partis en Syrie Christophe Lamfalussy

convertis,islam,syrieParmi les 80 Belges partis faire la guerre en Syrie, il n’y a pas que des “Mohamed”.

Plusieurs jeunes Belges partis de Bruxelles, d’Anvers et de Vilvorde pour se battre en Syrie aux côtés des rebelles sont des convertis de fraîche date à l’islam, souvent d’éducation catholique. Ils n’ont pas été enrôlés dans les mosquées, mais au contact d’organisations radicales qui opèrent dans la rue ou dans des appartements privés où ont lieu des prêches.

C’est ce qui ressort des premiers témoignages de parents et proches des quelque 80 Belges partis faire le jihad en Syrie et des rares confidences des autorités belges. Les familles sont désemparées. Elles ont besoin de soutien. Elles ont peur de parler. Elles vivent dans la crainte d’une mauvaise nouvelle, d’un coup de téléphone de Syrie ou d’une vidéo sur YouTube célébrant la mort du "martyr". En partie pour les aider, mais aussi pour mieux coordonner les différents services de police, le gouvernement vient de mettre en place une "Task-Force Syrie" qui doit se réunir chaque semaine.

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09:58 Publié dans Islamisme | Tags : convertis, islam, syrie | Lien permanent | Commentaires (1)

19/03/2013

Affaire Mohamed Merah : sur la piste de l'émir blanc

merah,corel,islamismeNB Je consacre un chapitre de mon livre Pour Allah jusqu'à la mort à la filière toulousaine et à Olivier Corel. Voir extrait en ligne.

[INFOGRAPHIE] Mohamed Merah s'est vraisemblablement radicalisé dans un petit hameau d'Ariège. Enquête sur la communauté d'Artigat et son « émir blanc », Olivier Corel

Olivier Corel, dit « l'émir blanc », est une vieille connaissance des services secrets. La DST l'avait fiché, déjà « retiré » en Ariège, comme proche du réseau afghan de Ben Laden. Ce prédicateur franco-syrien est aujourd'hui soupçonné d'avoir radicalisé Mohamed Merah. (AFP REMY GABALDA)

C'est une maison grise adossée à l'une des collines du piémont ariégeois. Depuis quelques jours, chacune des fenêtres y a été méticuleusement obturée de tissu opaque, ajoutant à l'étrange de cette atmosphère planant au-dessus du petit village de 500 habitants. Jusqu'alors essentiellement connu pour avoir été le théâtre de l'affaire Martin Guerre, au XVIe siècle, Artigat abrite sans doute cette fois un bien plus lourd héritage.

Tandis que la thèse d'un Mohamed Merah « loup solitaire » fait désormais sourire - jaune - jusque dans les propres rangs des services de renseignement incriminés, c'est ici que coule probablement la source de sa radicalisation religieuse, bien des années avant ses crimes sauvages. Ici, à trois quarts d'heure de Toulouse et à 400 mètres d'altitude, où se calfeutre depuis 1991 un personnage voilé de mystères, l'insaisissable Olivier Corel, surnommé « l'émir blanc ».

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